Les pompes à chaleur

Les pompes à chaleur connaissent un franc succès avec des ventes qui ont explosé au cours des dix dernières années. Cela s’explique d’une part car les PAC utilisent de l’électricité qui est une énergie facilement disponible et sans nécessité de stockage. D’autre part, elles constituent le seul chauffage capable de restituer plus d’énergie qu’il n’en consomme. Mais cela n’en fait pas pour autant un système « magique » et adapté à toutes les situations. Voici un guide pour peser le pour et le contre de cette technologie séduisante mais qui n’est pas exempte de défauts.


pompe à chaleur

Les différents types de pompes à chaleur

Toutes les pompes à chaleur fonctionnent sur le même principe. Elles prélèvent de la chaleur dans l’environnement (source froide) puis augmentent sa température pour la restituer dans le logement (source chaude).

Pompes à chaleur aérothermiques : air-air et air-eau

On distingue d’abord les PAC dites « aérothermiques » qui captent de la chaleur dans l’air extérieur. Dans le cas d’une pompe à chaleur air-air, la chaleur est distribuée à l’intérieur par convection forcée (air chaud soufflé dans le logement).

pompe à chaleur aérothermique

Dans le cas d’une pompe à chaleur air-eau, la chaleur est distribuée par le réseau de chauffage central (plancher chauffant ou radiateurs à eau). Elle peut aussi contribuer au chauffage de l’eau chaude sanitaire avec un appoint électrique.

Pompes à chaleur géothermiques

On trouve aussi des pompes à chaleur dites « géothermiques » qui puisent la chaleur de la terre (dans le sol ou dans l’eau d’une nappe phréatique) pour la transmettre au réseau de chauffage central. Les capteurs peuvent être horizontaux (tubes enterrés entre 60 et 120 cm de profondeur sur une grande surface) ou verticaux (forage compact entre 50 et 150 m de profondeur).

PAC géothermiques

Captage horizontal / Captage vertical / Captage sur eau de nappe (Schémas : Ademe)

Les PAC géothermiques sont capables d’assurer le chauffage de l’eau chaude sanitaire sans appoint.

Fonctionnement des pompes à chaleur

Installées dans de bonnes conditions, les pompes à chaleur sont capables de produire plus d’énergie qu’elles n’en consomment. Cela s’explique car une part de l’énergie est prise « gratuitement » dans l’environnement. Le rôle de la PAC est alors de bonifier cette chaleur pour la rendre adaptée au chauffage du logement et pour ce faire, elle consomme de l’électricité.

Pour élever la température entre la source froide (l’environnement) et la source chaude (la maison), la PAC utilise un fluide frigorigène.

fonctionnement pompe à chaleurCelui-ci va être alternativement évaporé et condensé dans un circuit fermé. Voilà comment cela se passe en détails :

Evaporateur : Le fluide se vaporise sous l’effet de la chaleur de l’environnement (air ou terre).

Compresseur : La pression du fluide augmente ce qui élève sa température.

Condenseur : Le fluide se condense. L’énergie libérée est cédée à la maison.

Détendeur : La pression du liquide diminue et sa température s'abaisse.

C’est principalement au niveau du compresseur que la PAC consomme de l’électricité. Mais en définitive, elle produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme, c’est tout l’intérêt du système.

Performances des pompes à chaleur

Le fait que la PAC soit capable de produire plus d’énergie qu’elle n’en consomme est un élément marketing très puissant et il n’est pas rare de croiser des phrases du type « Réalisez jusqu’à 80% d’économies d’énergie ! ». En pratique, les choses sont évidemment beaucoup plus nuancées. Voici quelques éléments pour mieux comprendre.

Coefficient de performance ou COP : Le COP traduit l’efficacité de la pompe à chaleur. Ainsi, un COP de 4 signifie que la pompe à chaleur produit 4 kW pour 1 kW consommé soit 75% « d’énergie gratuite ». Mais prudence, car le COP est souvent donné pour une température de 7°C et ne traduit pas les performances réelles. L’institut Négawatt estime d’ailleurs que le COP « réel » vaut environ la moitié du COP « théorique ».

Coefficient de performance pompe à chaleur

Illustration d’un COP de 4 avec une PAC air-eau

Coefficient de performance saisonnier ou SCOP : Vous trouverez aussi l’acronyme SCOP qui est un COP donné sur une saison. Mais encore une fois, le SCOP ne traduit pas les performances réelles. Il faut retenir que tous ces indicateurs sont utiles seulement pour comparer les produits entre eux.

Mais alors, comment savoir si une pompe à chaleur sera efficace ? En pratique, les performances dépendent principalement de deux critères :

Environnement (source froide) : C’est assez logique, plus la PAC capte de la chaleur dans l’environnement, moins elle a besoin d’élever sa température pour chauffer le logement. En conséquence, on peut affirmer que les pompes aérothermiques (qui prélèvent de la chaleur dans l’air extérieur) seront moins performantes en zone H1 où le climat est rigoureux.

Performances des pompes à chaleur

On évitera les PAC air-air et air-eau en zone H1.

A l’inverse, les pompes à chaleur géothermiques sont adaptées partout car la température de la terre, même à faible profondeur, est plus constante que celle de l’air (autour de 12°C).

Emetteurs de chaleur (source chaude) : Le raisonnement est le même à l’autre bout de la chaine. Plus le chauffage fonctionne à basse température, plus la PAC sera performante. Ainsi, une PAC sera bien plus efficace si elle alimente un plancher chauffant (35°C) plutôt qu’un ventilo-convecteur (60°C).

A retenir : On peut retenir que les PAC air-air constituent le système le moins performant tandis que les PAC géothermiques offrent la meilleure efficacité. Voici un tableau de synthèse :


SystèmeCOP réel
Radiateur électrique1
PAC air-air2 à 2.5
PAC air-eau2.5 à 3
PAC géothermique> 4

Concrètement, si on remplace des radiateurs électriques (COP de 1) par une PAC air-air (COP de 2), on divise par 2 ses consommations d’énergie et sa facture énergétique.

Dimensionnement des pompes à chaleur

Vous l’aurez compris, les performances des pompes à chaleur sont météo-sensibles, surtout pour les modèles aérothermiques. Cela fait que la puissance nominale des PAC diminue avec le froid. Par exemple, une pompe à chaleur air-eau qui affiche une puissance maximale de 10 kW à 7°C ne pourra délivrer que 7.4 kW à -7°C (-26%). Dans ce contexte, le bon dimensionnement des PAC est primordial.

En cas de sous-dimensionnement : Le risque est que logement ne soit pas suffisamment chauffé et que les occupants aient froids quand les températures extérieures sont trop basses.

installation pompe à chaleur

Installation d’une PAC air-eau sur plancher chauffant de 10 kW dans une maison de 160 m² en Aveyron (Ets Puech Associés)

En cas de sur-dimensionnement : Le coût de l’installation sera plus élevé (grosse puissance) et la PAC risque de réaliser des cycles « marche-arrêt » trop fréquents et d’user prématurément le compresseur.

Etude thermique : Une étude thermique par un professionnel est donc impérative. Elle devra prendre en compte le lieu d’habitation (climat, altitude), les caractéristiques thermiques de la maison (isolation, déperditions, volume à chauffer) et des émetteurs de chaleur. Les certifications suivantes vous orienteront vers des professionnels qualifiés :qualification pompe à chaleur geothermique

Pensez toujours à vérifier l’ancienneté d’une entreprise ainsi que ces références.

Confort obtenu grâce aux pompes à chaleur

En hiver : Les PAC air-eau et géothermiques qui utilisent le réseau de chauffage central offrent un bon niveau de confort. Le plancher chauffant notamment est très agréable car il fournit une chaleur proche de celle de l’air (35°C) sans aucun appareil visible. Il est toutefois difficile à installer en rénovation. Les radiateurs à eau sont aussi plutôt confortables avec un bon équilibre entre la convection (chauffage de l’air) et le rayonnement (chauffage des corps et des parois).

Confort pompe à chaleur

Le plancher chauffant offre un bien meilleur confort qu’un ventilo-convecteur

A l’inverse, les PAC air-air soufflent de l’air chaud par des ventilo-convecteurs. Il n’y a pas de part de rayonnement dans ces émetteurs de chaleur ce qui fait que le confort perçu est moyen.

En été : Les PAC air-eau et géothermiques peuvent assurer une fonction de rafraichissement en faisant circuler de l’eau froide au niveau du plancher chauffant (abaissement de 3 à 4°C mais difficile à contrôler).

pompe à chaleur mode froid

Un PAC air-air en mode « froid » permet une bonne régulation en été

A l’inverse, les PAC air-air réversibles sont capables de rejeter la chaleur du logement à l’extérieur. On parle souvent de climatiseur réversible dans ce cas. La température est bien maîtrisée.

Bruit des pompes à chaleur

L’unité extérieure des pompes à chaleur aérothermiques peut s’avérer bruyante à la fois pour les habitants mais aussi pour le voisinage ce qui peut occasionner des tensions. Ce point n’est donc pas à négliger et on peut citer quelques « règles de bonne conduite » indiquées par l’AFPAC (Association Française pour la Pompe à Chaleur). On veillera notamment à placer l’unité extérieure loin des fenêtres, sur un support désolidarisé de la maison, avec une ventilation qui n’est pas orientée vers le voisinage.

installation pompe à chaleur air-air

Recommandations (AFPAC) – Mur anti bruit (Fermisol)

Un mur antibruit doit être envisagé si les conditions ne sont pas satisfaisantes. Dans tous les cas, il est préférable d’évoquer le sujet en amont avec ses voisins pour éviter toute incompréhension.

Aspects pratiques des pompes à chaleur

Entretien quotidien : Au quotidien, les PAC ne requièrent quasiment pas d’entretien ce qui en fait un chauffage adapté aux seniors d’autant qu’aucune manutention n’est requise lors du fonctionnement (à la différence de certains chauffages au bois). Pour les modèles aérothermiques, un dépoussiérage régulier de l’unité extérieure suffit. Les unités intérieures des pompes à chaleur air-air nécessitent un nettoyage régulier des filtres.

entretien pompe à chaleur air air

Entretien exceptionnel : Un entretien exceptionnel reste obligatoire tous les 2 ans. Le professionnel réalise un nettoyage approfondi et s’assure de la bonne étanchéité du fluide frigorigène. Comptez environ 200€ pour cette prestation.

Fiabilité : La fiabilité constitue clairement le point faible des pompes à chaleur. Une étude de l’Agence Qualité Construction pointe des composants « relativement fragiles » et « pas réparables » pour la plupart d’entre eux. Cela induit des coûts de maintenance importants car il faut parfois changer tout un sous-module, voire la PAC en entier en cas de dysfonctionnements.

entretien pompe à chaleur

Les pannes peuvent également être aggravées par une installation incorrecte (une unité extérieure installée dans un vide sanitaire et qui ne peut pas se refroidir correctement par exemple) ou par un mauvais dimensionnement (sur-sollicitation du compresseur).

Notons toutefois que les pompes à chaleur géothermiques restent des systèmes plus simples (pas de nécessité d’un système de dégivrage par exemple comme les températures sont toujours positives).

Garantie : La garantie standard des PAC est de 2 ans. Le fabricant propose parfois une extension de garantie sur le compresseur, point faible de l’installation. Souvent, ces extensions de garantie sont corrélées à un contrat d’entretien. Prenez toujours le temps de lire les petites lignes car les garanties optionnelles ne comprennent souvent que les pièces (main d’œuvre et déplacement à votre charge).

Bilan environnemental des pompes à chaleur

pompe à chaleur bilan environnementalIntérêt environnemental : Comme les PAC utilisent de l’électricité (dont le caractère renouvelable dépend du mode de production), on peut légitimement se demander si elles présentent un intérêt environnemental. En France, on considère qu’il faut produire 2.58 kWh (principalement au niveau des centrales) pour consommer 1 kWh (dans la maison).

Une PAC a donc un avantage environnemental si son COP moyen est de 2.58. Ce sera le cas pour les modèles air-eau installés dans de bonnes conditions et pour les PAC géothermiques. C’est moins évident pour les pompes à chaleur air-air qui sont moins performantes. Mais en remplacement d’un chauffage électrique (comme c’est souvent le cas), la plus-value est réelle car on divise par 2 sa consommation d’énergie.

Quid des gaz à effets de serre ? Les pompes à chaleur utilisent un fluide frigorigène. Celui-ci circule en circuit fermé mais est dangereux pour l’environnement en cas de fuites, d’où l’importance d’un entretien professionnel. L’institut Negawatt les estime à 2% par an et 5% en fin de vie. Le danger vient du fait que les fluides ont un haut Pouvoir de Réchauffement Global (PRG). Voici quelques exemples :

FluidePRGExemple
CO21Concrètement, cela signifie
qu’1 kg de R410a rejeté a le même
pouvoir de réchauffement que 2088 kg de Co2.
Les fluides avec un PRG > 750 seront interdits
dès 2025 (réglementation européenne).
R2903
R32675
R134a1 430
R410a2088

On privilégiera donc toujours le fluide avec le PRG le plus bas. On trouve désormais facilement des PAC utilisant du R32 plutôt que du R410a dont le PRG trois fois plus élevé.

Quelle quantité de fluides dans les PAC ? La quantité de fluide dépend de la technologie de la pompe à chaleur. On distingue les appareils à détente directe, mixtes et à fluides intermédiaires :

TypeA détente directeMixteA fluides intermédiaires
PrincipeLe fluide frigorigène circule à la fois dans les capteurs et dans le chauffage.Le fluide frigorigène circule dans les capteurs mais pas dans le chauffage.De l’eau glycolée circule dans les capteurs et le chauffage. La quantité de fluide est restreinte à son minimum.
QuantitéElevéeMoyenneFaible
ExemplePAC air-airPAC air-eauPAC géothermique eau glycolée-eau

Est-ce écologique au final ? Oui, l’institut Négawatt a calculé qu’une PAC avec un COP moyen de 2.5 et utilisant du fluide R410a émettait environ 4 fois moins de CO2 qu’une chaudière gaz. Il y a donc bien un intérêt par rapport aux énergies fossiles. Les appareils au bois comme les poêles à granulés ou les chaudières à granulés restent les plus écologiques mais ne sont pas forcément adaptés à tous les publics.

Prix des pompes à chaleur

PAC air-air : Une pompe à chaleur air-air installée par un professionnel coûte entre 5 000 et 10 000€ selon la puissance requise. Il s’agit du système le moins onéreux mais comme c’est aussi le moins performant, il n’est pas éligible aux aides de l’Etat pour les PAC concernant les maisons de plus de 2 ans. Au final, le reste à charge sera donc plus important que pour les autres systèmes.

PAC air-eau : Le prix moyen est d’environ 12 500€ avec un reste à charge entre 4 000 et 10 000€ TTC en prenant en compte les aides financières.

captage pompe à chaleur géothermique

Les PAC géothermiques sont très performantes mais plus coûteuses.

PAC géothermique : On compte environ 13 000€ pour une pompe à chaleur géothermique avec des capteurs horizontaux et plutôt 19 000€ pour un modèle avec des capteurs verticaux. Le reste à charge se situe entre 4 500€ et 16 000€ selon vos revenus.

Mise en concurrence et calcul des primes : Pour obtenir le « juste prix » pour votre installation, il est important de comparer les offres de plusieurs installateurs et de calculer le montant de vos primes.

Pour cela, Conseils Thermiques s'associe à plusieurs partenaires afin de vous mettre en relation avec des artisans locaux certifiés RGE. Vous pourrez ainsi étudier plusieurs propositions techniques et commerciales gratuitement et sans engagement.

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Ces travaux de rénovation énergétique donnent droit à des subventions (prime énergie). Si vous avez déjà un devis (non signé), vous pouvez encore y prétendre.

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A noter : Paradoxalement, les ventes de PAC sont inversement proportionnelles à leurs performances ! En effet, les modèles air-air dominent largement le marché (80% des ventes selon Uniclima) avec les appareils air-eau (19.5%) quand les PAC géothermiques restent marginales (moins de 1% des ventes). Cela s’explique car les PAC air-air restent plus faciles à installer, y compris par un bon bricoleur.

Comparatif des pompes à chaleur

Pour terminer ce tour d’horizon, voici un comparatif des différentes technologies de pompes à chaleur. Elles ont toutes l’avantage de fonctionner à l’électricité, une énergie disponible facilement et sans stockage. En contrepartie, un abonnement électrique doit être pris en conséquence car l'appel de puissance au démarrage de la pompe à chaleur est important.

Air-airAir-eauGéothermique
Émetteur chaleurVentilo-convecteurRadiateurs à eau, plancher chauffant, eau chaude sanitaire
Confort en hiverMoyenBon à très bon
Confort en étéClimatisation possibleRafraichissement sur plancher chauffant
Cop moyen2 à 2.52.5 à 3> 4
Entretien régulierLimitéTrès limitéInexistant
EnvironnementPlus-value par rapport
aux radiateurs électriques
Plus-value par rapport aux chaudières gaz et fioul
FiabilitéFragilité des composants électroniques
Pas de compatibilité entre constructeurs
Prix achat5 000 à 10 000€12 500€18 500€
Aides financièresAides privées uniquementAides publiques et privées
AlternativesPoêle à granulés
Poêle à bois
Chaudière gaz
Chaudière à granulés
AvantagesPerformant si hiver doux
Conso. divisées par 2
Climatisation en été
Installation facile
Performant si hiver doux
+ plancher chauffant
Compatible chauff. existants
Confort en hiver
Rafraichissement possible
Système le plus performant
Adapté à toutes les régions
Compatible chauff. existants
Pas d’énergie d’appoint requise
Rafraichissement quasi gratuit
InconvénientsInadapté au climat froid
Confort moyen en hiver
Conso élec. en été (clim)
Fluide frigo. dangereux
Appoint élec. nécessaire
Bruit de l’unité extérieure
Inadapté au climat froid et
radiateurs haute temp.
Conso élec. en été (clim)
Fluide frigo. dangereux
Appoint élec. nécessaire
Bruit de l’unité extérieure
Nécessité d’un jardin
Installation complexe (forage)
Peu d’entreprises spécialisées
Système coûteux
Fluide frigo. dangereux

Conclusion : Un chauffage intéressant mais pas dans toutes les configurations


Les pompes à chaleur constituent une bonne alternative aux radiateurs électriques (pour les modèles air-air) et aux chaudières gaz à condensation (pour les appareils air-eau et géothermiques). Elles présentent en effet un intérêt environnemental et un plus faible coût d’utilisation. Cependant, elles sont souvent moins fiables, plus difficilement réparables et plus chères à l’achat. On pourra retenir que :

Si vous ne savez pas quel chauffage choisir, consultez nos comparatifs « PAC air-air ou poêle à granulés » et « PAC air-eau ou chaudière à granulés ».

A noter également que les pompes à chaleur sont de plus en plus utilisées pour produire de l'eau chaude sanitaire avec les ballons d'eau chaude thermodynamiques.

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#132 - Xavier (admin) - 30 Août 2021

Bonjour celine,

Oui, une chaudière à granulés peut bien alimenter un plancher chauffant basse température et des radiateurs. Il faudra juste changer la PAC (et prévoir plus de place pour le stockage des granulés).

Le modèle Easypell n'est pas à condensation (la vapeur contenue dans les fumées n'est pas exploitée pour gagner en rendement). Il faut faire chiffrer ce modèle plus basique par rapport à une chaudière type ÖkoFEN Condens (plus coûteuse) par exemple pour voir quel produit est le plus intéressant.

Plus d'infos ici sur ces produits :
https://conseils-thermiques.org/contenu/chaudiere-granule-easypell.php
https://conseils-thermiques.org/contenu/avis-chaudiere-granule-okofen-condens.php

Et sur les chaudières à granulés en général :
https://conseils-thermiques.org/contenu/chaudiere-granule.php

A bientôt

#131 - celine - 28 Août 2021

Bonjour
Nous avons une PAC (airpac) mais la carte eprom a dysfonctionné au bout de 11 ans et nous oblige maintenant à remplacer la totalité de la PAC car cette carte n'est plus fabriquée. Echaudés par les PAC, nous pensons nous orienter vers une chaudière à granulés à condensation type easypell de chez Okofen. Cependant, est-il possible de coupler la chaudière à granulés à notre plancher chauffant et à nos radiateurs qui fonctionnaient jussqu'alors avec notre PAC?
Merci
Cordialement

#130 - Xavier (admin) - 15 Février 2021

Bonjour,

L'Ademe précise les choses suivantes concernant les critères d'éligibilité techniques des PAC. Les modèles "sol/sol" (même s'ils sont moins "écologiques" du fait de leur grande quantité de fluide) ne sont pas exclus du dispositif :

"Les pompes à chaleur (PAC air/eau, eau/eau, sol/eau, sol/sol) ayant une efficacité énergétique saisonnière pour le chauffage, calculée avec son appoint électrique ou à
combustible fossile :
▶ ≥ à 126% si elles fonctionnent à basse température ;
▶ ≥ à 111% si elles fonctionnent à moyenne et haute température

Les PAC doivent intégrer une régulation performante (classe IV au moins selon la classification européenne).
Pour obtenir une aide liée au dispositif des CEE, le COP doit être supérieur à 2,5 pour
une installation sur air extrait et 2,4 dans les autres cas."

Il faut contacter un conseiller FAIRE qui pourra vous aiguiller plus finement : 0 808 800 700 (appel et service gratuit).
https://www.faire.gouv.fr/trouver-un-conseiller

A bientôt,

#129 - Capucine - 12 Février 2021

Bonjour,
J'ai une installation géothermique depuis 26 ans et je viens de changer mes 2 générateurs récemment. J'ai fait une demande d'aide Prime énergie mais les sociétés ne reconnaissent pas les PAC avec le fluide R410A, seulement air/air air/eau ou eau/eau mais pas de sol/sol. Pourtant c'est un système écologique, pouvez vous me conseiller ?
Merci d'avance

#128 - Xavier (admin) - 09 Février 2021

Bonjour noel1932,

L'intérêt de la PAC géothermique par rapport à ses homologues "aérothermiques" est que la température extérieure influence assez peu le rendement. Même s'il faut noter que plus on les capteurs sont profonds plus la température est stable (le sol peut être plus froid en surface). Mais une PAC géothermique avec captage horizontal est adaptée en zone H1 (à la différence d'une PAC aérothermique).

Pour le dimensionnement, si on table sur environ 20 W par m², il faudrait une surface de 250 m² (5 000W). Pour réduire cette emprise au sol, on peut imaginer de superposer les capteurs.

Il faudrait contacter une entreprise spécialisée (et comparer éventuellement avec une chaudière à granulés si vous avez de la place pour une chaufferie).

A bientôt,

#127 - noel1932 - 09 Février 2021

Bonjour Xavier
Pardon pour mon incorrection
Merci pour la diligence de votre réponse
Dans mon cas, il s'agirait d'un captage horizontal, en région H1, dans la plaine du 01 près de Bourg en Bresse, situé à 0,80 de profondeur. La température extérieure a t-elle une influence notable sur le rendement ainsi que la nature du terrain?
Merci d'avance pour votre collaboration
Noel

#126 - Xavier (admin) - 08 Février 2021

Bonjour Noël,

Il faut compter autour de 45 W par mètre linéaire. Pour une puissance de 5 000W, il faudrait donc autour de 2 forages de 60 mètres de profondeur. A affiner bien sûr avec un installateur spécialisé. Vous trouverez plus d'infos ici :
https://conseils-thermiques.org/contenu/pompe-a-chaleur-geothermique.php

A bientôt,

#125 - noel1932 - 06 Février 2021

quelle surface faut il enterrée et a qelle profondeur pour une pac géothremique de 5 kw

#124 - jaclac38 - 18 Janvier 2021

Merci beaucoup pour votre réponse.

#123 - Xavier (admin) - 18 Janvier 2021

Bonjour jaclac38,

Vu la zone géographique (hiver froid), j'aurais tendance à vous orienter plutôt vers une chaudière à granulés dont les performances ne dépendent pas de la température extérieure (mais encore faut-il avoir un peu de place !). Cet article comparatif entre la PAC air-eau et la chaudière à granulés devrait vous intéresser :
https://conseils-thermiques.org/contenu/chaudiere-granule-ou-pompe-chaleur.php

Pour le chauffage d'appoint, un poêle à bois me semble plus adapté dans les deux cas. Il sera plus fiable qu'un poêle à granulés, plus "beau" (flamme incomparable), avec des coûts d'entretien réduit, moins cher en combustible et pourra fonctionner sans électricité au cas où. Vous aussi regarder cet article comparatif entre le poêle à bois et le poêle à granulés :
https://conseils-thermiques.org/contenu/poele-bois-ou-granule.php

A bientôt,

#122 - jaclac38 - 16 Janvier 2021

Bonjour. Je viens d'acquérir en zone H1 (Isère) une maison relativement bien isolée malgré sa conception des années 80. 124 m2 au total avec un étage. Sous sol complet de 62 m2 enterré donc bien tempéré. Le chauffage + eau chaude sanitaire est chaudière fioul (pas à condensation) de 30 ans avec radiateurs. La chaudière donne de sérieux signes de faiblesse. Il y a un conduit de cheminée central non utilisé. J'ai donc idée d'installer une PAC air/eau à la place de la chaudière fioul et ajouter, autant pour l'agrément que l'efficacité économique, un poêle à granulés ou à buches au RDC en position centrale des pièces de vie. Qu'en pensez vous ?

#121 - Bidule - 14 Janvier 2021

Bonjour,
Merci beaucoup pour votre aide précieuse.
Cordialement

#120 - Xavier (admin) - 14 Janvier 2021

Bonjour Bidule,

Un radiateur double cœur offre le meilleur confort car il peut chauffer à la fois vite (film chauffant en façade) au début et de façon confortable sur la durée (matériau accumulateur). Niveau confort, c'est donc ce qui se fait de mieux.

Au niveau prix, on peut considérer que ce type de chauffage coûte deux fois plus cher qu'un radiateur à inertie classique (500€ pour un 1 000W contre plutôt 250€ pour un inertie plus classique).

La consommation ne va pas varier significativement entre les chauffages. Un radiateur de 1 000W consomme 1 000W quand il chauffe. Seule l'isolation va avoir un impact significatif sur la consommation en réduisant les déperditions.

A bientôt,

#119 - Bidule - 12 Janvier 2021

Bonjour,
Merci pour ces éléments. Le bénéfice d'un ballon thermodynamique ne semble pas évident. Sachant qu'il sera forcément compte tenu de la configuration des lieux dans une pièce chauffée et sur air ambiant, donc participera à la refroidir et à faire fonctionner le radiateur. Pour les radiateurs, vous semble-t'il que mon choix : inertie séche, fonte et double corps de chauffe soit le plus intéressant dans l'offre actuelle (rapport qualité prix consommation) et compte tenu de la réhabilitation complète ? J'ai vu des radiateurs en pierre mais ne sait quoi en penser.
Merci pour votre analyse et à plus tard

#118 - Xavier (admin) - 11 Janvier 2021

Bonjour Bidule,

Un ballon thermodynamique a un COP moyen autour de 2 ce qui signifie que vous allez consommer 2 fois moins d'électricité par rapport à un ballon électrique classique. C'est donc une solution intéressante.

Il faut cependant mettre l'investissement en balance avec votre consommation d'eau chaude et considérer que ce chauffe-eau sera probablement moins fiable qu'un cumulus classique. Le bruit est aussi à considérer.

Aussi, vous pouvez à moindre coût réduire votre facture d'eau en adoptant les éco-gestes :
https://conseils-thermiques.org/contenu/reduire_sa_facture_d_eau_sans_investissement.php

A bientôt,

#117 - Bidule - 10 Janvier 2021

Bonjour,
Je suivrai vos conseils pour les radiateurs.
Que pensez-vous d'un ballon thermodynamique sur air ambiant 250l pour mon habitation de 130m2 habitable totalement isolée puis que réhabilitation totale ?
L'économie d'énergie est-elle intéressante par rapport à un ballon classique et si oui de combien en % par an ?
Merci pour votre aide.
A plus tard

#116 - Xavier (admin) - 07 Janvier 2021

Re Bidule,

Je vous recommandais ce produit car il reste assez accessible financièrement. Pour un radiateur double coeur avec un SAV, il faut compter autour de 500€ comme le Sauter Malao par exemple (1 000W, 18 kg).

D'une façon générale, vous pouvez rester sur des grandes marques (Sauter, Atlantic, Thermor, Applimo, Airélec, Noirot) pour avoir un contact en cas de problème. Une masse autour de 20 kg (radiateur 1 000W) est un bonne indicateur de qualité. Les produits moins coûteux font souvent autour de 10-11 kg (le Orosi par exemple).

A bientôt,

#115 - Bidule - 05 Janvier 2021

Bonjour,Merci pour votre réponse mais je souhaite des radiateurs à inertie sèche et le modèle que vous me proposez est un radiateur à inertie fluide. Auriez-vous des références de radiateurs à inertie séche en fonte et à double corps de chauffe. Merci et à plus tard.

#114 - Xavier (admin) - 05 Janvier 2021

Bonjour Bidule,

Pour l'installation d'un chauffage électrique, il faut compter environ :

- 350 à 500€ TTC par radiateur posé
- 1 000€ TTC pour le ballon

(Vous pouvez opter sur des radiateurs de type Sauter Orosi, pas trop chers et faciles à programmer).

Pour la consommation, on peut tabler sur 15 000 kWh à la louche. A 16 cts le kWh, cela représente 2 400€ par an. A voir si vous avez une estimation plus fine avec les consommations actuelles.

Vous avez tout intérêt à opter pour un poêle à bois (ultra fiable, 4 cts le kWh) en complément.

A bientôt,

#113 - Bidule - 04 Janvier 2021

Bonjour,
Merci pour vos éléments.
Puis-je vous demander dans le cas de la configuration suivante (base 130m2 habitable, rénovation totale (isolation sous rampants et murs périphériques, vmc, menuiseries double vitrage, toiture neuve...) et zone tempérée), à combien me reviendrait l'installation d'un chauffage électrique (inertie séche, fonte, double corps de chauffe, ballon 300l) et si possible une idée de la dépense annuelle.
Pourriez-vous me conseiller une marque et un modèle de radiateur ?
Merci et à plus tard.

#112 - Xavier (admin) - 04 Janvier 2021

Bonjour Bidule,

Voici quelques pistes :

Une PAC air-eau peut se justifier si vous n'êtes pas en zone H1 (hiver froid donc les performances de la PAC diminue). La PAC sera d'autant plus efficace sur un plancher chauffant mais cela suppose de casser tout le sol ce qui n'est pas souvent envisagé en rénovation (à moins d'être sur une rénovation très lourde). On devrait se situer autour de 15 000€ TTC. La fiabilité du système est à bien considérer (car les économies liées au coût d'utilisation peuvent être annulées par les coûts d'entretien).

Une alternative concerne la chaudière à granulés. Elle sera adaptée à tous les climats avec des performances constantes mais elle suppose de la place pour l'installation. Le coût se situera autour de 19 000€ TTC (selon les options choisies). Une chaudière de type Easypell sera moins coûteuse par exemple :
https://conseils-thermiques.org/contenu/chaudiere-granule-easypell.php

Dans tous les cas, le chauffage de l'eau doit se faire par la PAC ou la chaudière à granulés car le coût de l'énergie est compétitif.

Je vous invite à lire cet article comparatif : PAC ou chaudière à granulés :
https://conseils-thermiques.org/contenu/chaudiere-granule-ou-pompe-chaleur.php

A bientôt,

#111 - Bidule - 28 Décembre 2020

Bonjour,
J'ai besoin de vos conseils après x articles lus et relus.
Contexte : maison ancienne (160m2) réhabilitée totalement (toiture, isolation sous rampants et murs périphériques, ventilation simple flux). Rdc sur dalle, étage sur plancher bois. Ancien système = chauffage central fioul datant de 1980 (à mon avis le démonter totalement et le supprimer vu son état).
Hypothèse = PAC air-eau et production d'eau chaude ? Plancher chauffant possible au rdc même si cloisons ? A l'étage radiateurs à eau ? Coût approximatif de l'ensemble, performances et économies.
Merci pour vos conseils.
A plus tard

#110 - bb - 22 Novembre 2020

chauffage par pompe à chaleur:les convecteurs utilises tous les ans ne fonctionnent pas alors que les convecteurs que l on ne se sert jamais marchent donc le moteur tourne bien

#109 - Xavier (admin) - 09 Novembre 2020

Bonjour Xavier,

A ce jour, il n'y aucun texte qui prévoir d'interdire de réparer sa chaudière au fioul. Il n'en reste pas moins que cette énergie devrait disparaitre progressivement compte tenu de son bilan carbone.

Dans votre situation, le choix va probablement se faire entre une PAC air-eau et une chaudière à granulés. Nous avons fait un article spécifique sur ce sujet :
https://conseils-thermiques.org/contenu/chaudiere-granule-ou-pompe-chaleur.php

Je pense que vous y trouverez votre bonheur.

A bientôt,
Remonter

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