L'étanchéité à l'air
Depuis le début des années 2010, avec l'arrivée de la réglementation thermique RT2012, l'étanchéité à l'air (ou perméabilité à l'air) s'est imposée comme l'un des paramètres majeurs de la performance énergétique des bâtiments. Longtemps peu prise en compte, elle est aujourd'hui considérée comme une des principales sources de déperditions thermiques.
- Principes et définition
- L'étanchéité à l'air, un indispensable
- Un renouvellement d'air nécessaire
- Les conséquences d'une mauvaise étanchéité à l'air
- L'étanchéité à l'air, une démarche qualité
- Le test d’infiltrométrie pour le neuf (blowdoor)
- Le test d'infiltrométrie, un exemple pratique
- Détecter les fuites d'air en rénovation
Principes et définition
La perméabilité à l'air est définie par la capacité d'un matériau à laisser passer l'air, autrement dit dans une maison, à avoir des fuites d'air. On l'exprime en m³/(m².h) ou en vol/h. Si l'on voit souvent l'air comme un vecteur thermique, il faut avant tout le voir comme un vecteur d'humidité et dans le bâtiment, un trop fort taux d'humidité n'apporte que des inconvénients. On pourrait aller jusqu'à dire, que l'étanchéité à l'air est le point névralgique d'une maison. En effet, elle dépend de nombreux facteurs, dont notamment la qualité de la construction et peut avoir de nombreuses conséquences aussi bien au niveau de la ventilation, du chauffage, de l'isolation ou du confort notamment.
L'étanchéité à l'air, un indispensable
Outre son impact sur les consommations d'énergie, l'étanchéité à l'air joue également un rôle dans la pérennité d'une maison ainsi que son confort. En limitant les infiltrations d’air non maîtrisées, elle contribue à éviter les désordres liés à l’humidité, améliore le confort thermique et acoustique, et participe à la qualité globale du bâti.
Dans ce contexte, la réglementation environnementale RE2020 a renforcé les exigences existantes. Pour les maisons individuelles neuves, la perméabilité à l’air doit rester inférieure à 0,6 m³/(m².h). Pour une maison passive, l'exigence est trois fois supérieure, le débit de fuites doit être inférieur à 0,2 m³/h/m².
Dans les deux cas, cette perméabilité à l'air est contrôlée par un test d'infiltrométrie (ou "blower-door test") qui permet d'identifier et de quantifier les fuites d'air parasites dans un bâtiment. Véritable outil de contrôle qualité devenu incontournable depuis plus d’une décennie, ce test a profondément transformé les pratiques de la construction neuve en plaçant la performance réelle du bâtiment au cœur des exigences.
Un renouvellement d'air nécessaire
Une maison très étanche à l'air peut entraîner des effets très néfastes si le renouvellement d’air n’est pas correctement assuré. En l’absence d’un système de ventilation efficace et continu, l’air intérieur se renouvelle insuffisamment. Cela peut provoquer des phénomènes de condensation, mais aussi une dégradation de la qualité de l’air intérieur.
En effet, les différents polluants tels que le dioxyde de carbone (CO2), les composés organiques volatils (benzène ou aldéhydes) ainsi que l'humidité se retrouveront en quantité plus élevée, et l'air ne sera plus sain. Ce cas arrive classiquement lors d'une rénovation avec changement des huisseries et des ouvrants sans adapter le type de ventilation. Ce cas de figure peut également se retrouver lorsque les entrées d'air des fenêtres sont bouchées.
C'est pourquoi il est important de bien ventiler sa maison, en mettant en place une ventilation mécanique contrôlée (VMC).
En résumé, il ne faut pas confondre pertes par "fuites d'air" qui doivent être empêchées et pertes par "renouvellement d'air" qui doivent être maîtrisées par exemple avec des VMC à débit variable (hygroréglable).
Les conséquences d'une mauvaise étanchéité à l'air
Les pertes thermiques
Lorsque l'on évoque l'étanchéité à l'air, on pense en premier lieu aux déperditions thermiques. En effet, l’air chaud s’échappe par les défauts d’étanchéité de l’enveloppe, entraînant une surconsommation de chauffage, autrement dit, une partie de l’énergie est perdue "à chauffer les petits oiseaux".
Ces pertes sont difficiles à quantifier précisément sans recourir à un test d’infiltrométrie, même si elles peuvent être estimées ou mises en évidence à l’aide d’outils comme la thermographie infrarouge.
En rénovation, certains indices peuvent toutefois alerter sur des défauts d’étanchéité, comme des sensations de courants d’air ou des zones froides. Des phénomènes de condensation ou de moisissures peuvent également apparaître, mais ils sont généralement liés à une combinaison de parois froides et d’une ventilation insuffisante, plutôt qu’aux seules fuites d’air.
L'inconfort
La sensation de courant d'air froid, qui peut parfois être attribuée à la VMC simple flux, est généralement liée à la mauvaise étanchéité à l'air, notamment au niveau des menuiseries (huisseries). Dans le cas d’une VMC simple flux, un léger apport d’air extérieur via les entrées d’air est normal, mais une sensation d’inconfort marquée révèle généralement la présence de fuites d’air parasites.
Par ailleurs, une mauvaise étanchéité à l'air perturbe les circulations d’air prévues dans le logement. Les infiltrations et exfiltrations non maîtrisées créent des déséquilibres de pression et peuvent court-circuiter les flux de ventilation. Ce phénomène est particulièrement pénalisant pour les VMC double flux, dont le bon fonctionnement repose sur une maîtrise fine des débits d’air. Une enveloppe peu étanche peut ainsi réduire leur efficacité et dégrader la qualité de l’air intérieur, en empêchant un renouvellement d’air homogène et maîtrisé.
Le cas des poêles à bois ou cheminées
Le fonctionnement des poêles à bois et des cheminées repose en grande partie sur le tirage naturel du conduit, lui-même influencé par les conditions de pression à l’intérieur du logement. Dans les maisons récentes, très étanches à l’air, ce point devient particulièrement sensible.
Les appareils non étanches, qui utilisent l’air intérieur pour la combustion, peuvent être perturbés par des systèmes d’extraction d’air comme une VMC simple flux ou une hotte, qui créent une dépression. Si le tirage est déjà faible au démarrage à froid, avec un conduit court ou dans certaines conditions de vent, cela peut entraîner un refoulement des fumées, avec un risque de monoxyde de carbone (CO).
Une VMC double flux, correctement équilibrée, limite ce phénomène en maintenant des pressions proches de l’équilibre. Toutefois, un déséquilibre du système peut suffire à perturber le tirage. À l’inverse, dans un bâtiment peu étanche, les infiltrations d’air parasites atténuent ces effets en compensant partiellement les différences de pression.
C’est pourquoi, dans les constructions performantes, il est recommandé, voire indispensable, de prévoir une arrivée d’air dédiée pour les appareils de chauffage au bois/granulés, afin de garantir un fonctionnement optimal et sécurisé.
Les problèmes d’humidité
La mauvaise étanchéité à l'air engendre un apport d'humidité non maîtrisé. Cela peu provoquer des risques de condensation notamment si la ventilation n'est pas maîtrisée. La présence de ponts thermiques, qui vont souvent de paire avec une mauvaise étanchéité à l'air renforce ces risques de condensation (différence de température importante + humidité). L'apport en soit d'humidité n'est pas forcément dommageable, pour peu que la maison est une étanchéité à l'humidité bien réfléchie.
L'étanchéité à l'air, une démarche qualité
L’organisation du chantier
Plus que jamais, la question de l’étanchéité à l’air requiert un véritable travail de gestion des différents corps de métiers. En effet, chaque intervention qui aura lieu après la pose de l’étanchéité devra faire l’objet d’une grande attention pour préserver ce qui a été mis en place. Cela demande également un travail d’anticipation, notamment pour l’électricien avec les réserves pour les gaines, l’implantation des prises ou encore les passages des gaines de ventilation. Ces points, souvent négligés, s’avèrent être des endroits propices aux fuites d’air comme nous le verrons un peu plus tard...
La qualité de pose
Si les techniques mises en place jouent évidemment un rôle dans le traitement de l’étanchéité à l’air, la qualité de pose demeure primordiale. En effet, assurer la continuité de l’isolation demande une attention de tous les instants. Les professionnels doivent donc être sensibilisés, voire formés pour adopter les bons gestes et les bonnes techniques et ainsi assurer au mieux l’étanchéité à l’air du bâtiment. Si ce surplus (de qualité) de travail peut paraître superflu aux yeux de certains artisans, c’est qu’ils ne se rendent pas toujours compte de l’importance de la qualité de la pose sur les performances générales du bâtiment et sa durée de vie. On notera d'ailleurs que sur des projets importants, la majorité des artisans assistent au test de perméabilité à l'air, non pas pour corriger les défauts, mais plus pour avoir la validation de leur qualité de travail, ce qui est forcément très gratifiant.
Le test d’infiltrométrie pour le neuf (BlowerDoor test)
Test BlowerDoor
Comment parler étanchéité à l’air sans parler du test d’infiltrométrie (aussi appelé BlowerDoor test) ? Ce test est aujourd’hui incontournable en fin de chantier dans les constructions neuves, notamment dans le cadre de la réglementation RE2020 (anciennement RT2012). Des tests intermédiaires peuvent également être réalisés en cours de chantier afin de valider les différentes étapes et de corriger les éventuelles fuites avant la fermeture des parois.
Ces essais sont généralement effectués avant la pose des revêtements intérieurs (comme le placo), ce qui permet des corrections simples et évite des travaux de reprise lourds.
Le test “blowerdoor”, signifie littéralement le test de la “porte soufflante”. Il porte très bien son nom puisqu'il consiste à installer une porte équipée d’un ventilateur permettant de mettre le bâtiment en dépression ou en surpression, généralement à ±50 Pa. Cette mise en pression facilite la détection et la quantification des fuites d’air. À noter que tous les éléments en attente ou qui serviront par la suite à la ventilation (entrée d’air, gaines de ventilation, etc.) doivent être bouchés au préalable. Ce test se déroule généralement deux étapes : une mise en dépression et une mise en surpression, cela permet de détecter plus facilement certaines fuites.
Bon à savoir : ce type de matériel nécessite une alimentation électrique classique et stable. Sur chantier, la disponibilité d’une prise peut donc s’avérer indispensable lors des tests intermédiaires.
Le test d'infiltrométrie, un exemple pratique
Le test d’étanchéité présenté ci-dessous est réalisé sur une maison ossature bois. Pour rappel, dans le cadre de la RT2012 (référence encore couramment utilisée pour les exigences d’étanchéité à l’air), le débit de fuites doit être inférieur à 0,6 m³/(h·m²) pour une maison individuelle. Cet exemple illustre à quel point la qualité de mise en œuvre est déterminante pour atteindre les performances attendues. Le coût global de la prestation (étude thermique, deux tests d’étanchéité à l’air et attestation réglementaire) est d’environ 1 400 € HT, soit 1 680 € TTC, à titre indicatif selon les configurations de chantier.
Le test intermédiaire
Installation
Pour effectuer le test, la porte d'entrée est remplacée par une porte soufflante munie d'un gros ventilateur. L'étanchéité de la porte d'entrée ne sera donc pas testée.
Résultats
Le résultat est négatif. Le débit de fuites d'air est mesuré à 0,92 m³/h/m² alors qu'il doit être inférieur à 0,6 m³/h/m². Dans ces conditions la maison ne peut pas être labellisée RT 2012. Heureusement, il s'agit du test intermédiaire et des corrections doivent être apportées pour réduire les fuites de 30%.
D'où viennent les fuites ?
La majorité des fuites proviennent soit des gaines qui traversent le pare-vapeur soit des liaisons menuiseries/bâti. Il appartient donc à l'électricien et au menuisier de revoir leur étanchéité pour que la construction soit conforme à la RT 2012. Pour une construction RT 2005, ces défauts seraient complètement ignorés.
Les corrections
Pour pallier les fuites, l'électricien comble l'espace entre les gaines électriques avec une mousse isolante expansive. Ce n'est pas très esthétique, mais seul le résultat compte.
Le test final (1)
Le résultat est encore négatif. Le débit de fuites d'air est mesuré à 0,89 m³/h/m² alors qu'il doit être inférieur à 0,6 m³/h/m². Dans ces conditions la maison ne peut toujours pas être labellisée RT 2012. De nouvelles corrections et un autre test seront nécessaires pour que la maison soit certifiée RT 2012. Notons que le coût du troisième test (500€ HT soit 600€ TTC) sera à la charge des entreprises fautives : l'électricien et le menuisier.
Comme précédemment, les fuites viennent de la mauvaise étanchéité des prises et des menuiseries (jonction bâti/dormant). Les corrections apportées précédemment ont-elles été utiles ? Oui, les fuites détectées lors du second test sont pour la plupart différentes. Pourquoi ces fuites n'ont-elles pas été décelées lors du précédent test ? L'air est "fainéant", il s'échappe en priorité par les grosses fuites et rend du même coup les autres fuites (moins importantes) difficilement détectables. Pour corriger ces "nouvelles" fuites, de la mousse expansive est injectée au niveau des prises et des joints d'étanchéité sont placés autour des fenêtres et de la trappe d'accès à la VMC.
Le test final (2)
Le troisième test s'avère être le bon. Le débit de fuites d'air est mesuré à 0,58 m³/h/m² soit tout juste inférieur au 0,6 m³/h/m² exigé. Il reste cependant quelques fuites au niveau des prises électriques. Il appartiendra au maître d'ouvrage (le client) de les corriger. On note également une fuite d'air significative au niveau du chauffe-eau thermodynamique. Cette fuite est liée à la qualité du matériel en lui-même (ce n'est pas un défaut de pose). Ces défauts sont hélàs fréquents sur ce genre d'appareils. Il y a alors un vrai paradoxe : la RT 2012 impose d'avoir recours aux énergies renouvelables (le chauffe-eau thermodynamique en fait partie) mais le matériel utilisé pénalise l'étanchéité à l'air du bâtiment (en plus d'un surcoût important, prix du chauffe-eau thermodynamique posé : 2500€ TTC). Environ 2 ans après la mise en place de la RT 2012, la nécessité d'un troisième test sur une maison neuve témoigne du manque de formation (certains artisans n'ont pas eu l'occasion de faire des chantiers neufs) et/ou d'engagement de certains professionnels ("Avant on faisait comme ça, pourquoi changer ?").
Les exigences RT 2012
Après tous ces tests, un diagnostiqueur indépendant vient vérifier que toutes les mesures annoncées pour répondre aux exigences de la RT 2012 sont effectivement mises en place. Il vérifie les références des appareils de chauffage (poêle à granulés, chauffe-eau thermodynamique), la qualité des vitrages et réalise un DPE. La maison présentée affiche des consommations d'énergie estimées à 380€/an abonnements compris (dans les faits, les consommations tournent plutôt autour de 450€ annuel.)
Détecter les fuites d'air en rénovation
Il peut être intéressant de savoir précisement d'où viennent les infiltrations d'air (et donc d'humidité) afin d'éliminer ces éventuelles fuites d'air et donc de diminuer ses consommations d'énergie tout en préservant le bâti. Si le test de la porte soufflante avec un générateur de fumée (environ 500€) est très efficace, il est cependant réservé, du fait de l'investissement, aux professionnels (et généralement aux maisons neuves). Mais certains produits permettent, pour un coût beaucoup plus modeste, de traquer ces entrées d'air non désirées.
Le smoke-pen ou fumigène de traçage
Très utilisé, y compris par les professionnels, le smoke-pen, ou stylo fumigène en français, permet véritablement d'avoir une génération de fumée lente mais bien visible, particulièrement intéressant dans un contexte de recherche de fuites d'air. Le principe est simple, une mèche est insérée dans le crayon à l'instar d'une mine de critérium. Une fois allumée par un briquet par exemple, celle-ci va se consumer lentement (pendant environ 30 minutes) en relâchant une fumée assez dense et avec peu d'odeur. Le bouchon permettra d'éteindre rapidement et à tout moment la mèche qui sera bien évidemment réutilisable.
Pour une trentaine d'euros avec sa version 6 mèches, la durée de vie du smoke-pen est assez intéressante. Evidemment, les mèches peuvent être achetées seules par la suite, mais 6 mèches devraient vous permettre de faire une bonne batterie de tests dans tout votre entourage et, le cas échéant, il est presque plus intéressant de racheter un nouveau crayon.
La smoke-bottle
La bouteille de fumée est relativement récente mais très intéressante. En effet, nul besoin de combustion, après avoir secoué la bouteille, il ne reste qu'à la presser pour avoir de la "fumée", là encore avec peu d'odeur. Peu de chose donc à rajouter si ce n'est qu'il ne faut pas hésiter à la presser sous peine de n'avoir qu'un petit flot de fumée insuffisant.
La smoke-bottle coûte une vingtaine d'euros pour 20 grammes de "poudre" soit environ 300 jets de fumée (très variable selon les marques). La durée de vie n'est donc pas phénoménale mais reste suffisante pour faire le tour en détail de sa maison, accouplée d'une prise en main extrêment simple et rapide.
Les smoke-matches
Troisième et dernier produit avec ces allumettes de fumées aussi appelées allumettes fumigènes ou smoke-matches. Plus destinées à des tests de sécurité incendie notamment, elles produisent une fumée abondante et épaisse pendant 20 secondes. À noter que la fumée peut être assez persistance et sent légèrement. Il convient donc de bien aérer après utilisation.
Pour un coût inférieur à 10€ (25 unités), les allumettes fumigènes ne permettent pas forcément d'effectuer les tests recherchés ici. Remarque : l'allumage des allumettes n'est pas forcément aisé et certaines peuvent ainsi être rendues inutilisables avant d'avoir pu servir...
Conclusion
Indéniablement, le crayon-fumée semble être le meilleur produit dans l'optique de faire des tests d'étanchéité à l'air, grâce à une durée de vie généreuse et une fumée bien visible. La bouteille reste intéressante avec l'absence de combustion tandis que les allumettes ont plus des fonctions de tests d'alarmes incendie avec une durée de vie faible mais une fumée très abondante.
Traiter les problèmes d'humidité et d'étanchéité à l'air
Il convient de réaliser au moins 3 chiffrages de votre projet pour en estimer le coût global. Pour cela, vous pouvez utiliser une application de devis en ligne gratuite et sans engagement.
Il vous faut ensuite choisir de préférence un artisan RGE Qualibat (Reconnu Garant de l'Environnement). Cela vous permettra de sélectionner une entreprise évaluée régulièrement. Privilégiez ceux qui se déplacent à votre domicile pour réaliser une étude technique et qui restent disponibles et réactifs. Enfin, exigez une attestation de l'assurance décennale qui couvre les travaux réalisés.
Conclusion : l'étanchéité à l'air, une obligation de résultat
L'étanchéité à l'air fait partie des nouvelles problématiques qui doivent être parfaitement intégrée dans les bâtiments, puisque c'est l'un des critères fondateurs de la RT 2012 et maintenu dans le RE 2020. Les techniques existantes sont généralement tout à fait suffisantes pour atteindre des niveaux conformes, mais c'est souvent la qualité de pose qui est mise en cause. On retiendra aussi que la VMC double flux est particulièrement sensible à cette notion de perméabilité à l'air.
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#59 - Andréa (Admin) - 22 Avril 2026
Bonjour Oliv_73,
Un grand merci pour votre retour ! Effectivement vous avez raison, il faut que nous mettions à jour cet article. Le problème concerne effectivement les appareils non étanches et apparaît surtout avec des appareils créant des dépressions comme le fait une VMC simple flux ou une hotte aspirante. Si le tirage est déjà faible (démarrage à froid, conduit court ou vents forts), un refoulement léger peut avoir lieu (risque d'émission de CO). Une VMC double flux limite fortement ce phénomène, sans l’exclure totalement en cas de déséquilibre. Bonne journée et à bientôt sur Conseils Thermiques !
#58 - Oliv_73 - 21 Avril 2026
Bonjour, merci pour tous vos articles de qualité !
Le paragraphe : "Le cas des poêles à bois ou cheminées" m'interroge.
Il ne s'agirait pas plutôt des appareils NON étanches (air comburant prélevé dans le volume chauffé) combinés à une VMC simple flux (plutôt que double) ? En effet à faible tirage il peut y avoir concurrence entre la dépression du poêle et l'aspiration VMC. Et la conséquence peut être bien plus grave qu'une baisse de rendement : libération possible de monoxyde de carbone dans le logement...
#57 - Andréa (Admin) - 10 Avril 2026
Bonjour Philraphael,
Tant que la maison n'a pas eu de modification, le test d'infiltrométrie est valable.
#56 - Philraphael - 10 Avril 2026
duree de validité du test d'infiltrométrie,
#55 - Laura (admin) - 01 Février 2024
Bonjour de800,
Dans notre exemple, il s'agit d'une maison construire sous la RT2012. La valeur pour le test d'étanchéité à l'air est restée la même entre les deux rélgementations.
Mais effectivement nous précisons plus haut : "Le législateur l'a bien compris puisque la RE 2020 fixe une perméabilité à l'air maximum dans le neuf de 0,6 m³/(m².h)"
A bientôt,
#54 - de800 - 01 Février 2024
Je suis surpris de voir cette phrase dans le texte:
'Pour rappel, pour une construction RT 2012, le débit de fuites doit impérativement être inférieur à 0,6 m³/h/m².'
Ne serait-ce pas plutôt pour RE 2020 ?
#52 - Olivier - 01 Mars 2022
Bonjour, je suis propriétaire depuis le 22 décembre 2021 les clés mon était remise mais depuis ce temps là là maison n'a pas était mise sous pression et nous sommes Aménagé, que faire malgré nos relances ?
#51 - Nathalie - 17 Janvier 2022
Bonjour,
J'ai acheté un appartement en VEFA en 2016 mais norme RT 2009 (car permis déposé en 2012). Au fil des années, l'étanchéité de la porte d'entrée (qui donne sur un couloir du RDC) ne se fait plus. On sent l'air qui passe, la poussière se matérialise sur le mur intérieur. Est-ce qu'une intervention sur la porte par un menuisier ou serrurier peut être prise en charge par la garantie décennale du promoteur ou de l'entreprise?
Merci de votre réponse!
#50 - Davido - 12 Novembre 2021
Merci pour l'article très instructif
Ma question : comment rendre étanche à l'air une maison/salle dont la toiture est en tôle métallique plus plafond de contreplaqué ?
Merci
































