Conversion de l’énergie primaire en énergie finale

Avec la réglementation thermique RE2020, le coefficient de conversion en énergie primaire de l'électricité, utilisé pour calculer l'indice CEP (Consommation d'Energie Primaire) des bâtiments neufs uniquement, est fixé à 2.3 contre 2.58 dans le cadre de la RT2012, soit une baisse de 11%. Ce coefficient est conventionnel et ne reflète pas une évolution significative du mix énergétique. En parallèle, à compter du 1er janvier 2026, la méthode de calcul du DPE (Diagnostic de Performance Energétique) évolue faisant ainsi passer le coefficient ou facteur de conversion de 2.3 à 1.9. Ces deux coefficients n'ont pas la même portée : le premier sert à la conception réglementaire des bâtiments neufs (RE2020) et le second sert à évaluer énergétiquement les logements existants. Dans cet article on fait le point pour que vous ne fassiez plus l'amalgame.


Pourquoi convertir en énergie primaire ?

Energie primaire : L'énergie primaire est l'énergie contenue dans les ressources naturelles, avant une éventuelle transformation. Le fioul, le gaz, le bois, le vent ou le soleil sont des exemples d'énergie primaire.

rayonnement solaire énergie primaire

Le rayonnement solaire constitue une énergie primaire inépuisable.

Energie secondaire : Une énergie secondaire existe grâce à la transformation d’une énergie primaire. L’électricité est par exemple une énergie secondaire. Elle n’existe pas directement dans la nature et nécessite le recours à une autre énergie. Dans une centrale nucléaire, on fissure de l’uranium pour produire de l’électricité par exemple.

Energie finale : L'énergie finale est l'énergie utilisée en bout de chaine par le consommateur, c'est-à-dire après transformation des ressources en énergie et après leur transport. C’est cette énergie qui est facturée par le fournisseur.

consommation énergie finale

Le compteur Linky permet à l’utilisateur de suivre sa consommation d’énergie finale.

En pratique : Concrètement, avec un coefficient de conversion de 1.9 pour l’électricité, cela signifie que pour consommer 1 kWh d’électricité, il a fallu en produire 1.9 en amont.

Pourquoi convertir ? Le but de tout rapporter en énergie primaire est de comparer les consommations des énergies entre elles, en prenant en compte les pertes liées à la transformation et à l’acheminement. Cela est particulièrement important, notamment pour la réglementation thermique, qui doit être égale pour tous les types d'énergie.

Quels sont les facteurs de conversion ?

Voici les facteurs de conversion utilisés en France.


EnergieFacteur de conversion
Electricité1.9
Gaz1
Fioul1
Charbon1
Bois1
Soleil1

On constate que seule l’électricité a un coefficient d’énergie primaire supérieur à 1. C’est donc l’énergie la moins « efficace » car les pertes sont nombreuses au niveau du rendement des centrales et du transport sur le réseau.

centrale nucléaire rhin

Les centrales nucléaires ont un rendement de l’ordre de 33%.

La valeur de 1 pour les autres énergies relève d’une convention. En effet, il n'y a pas de transformation pour ces énergies primaires. De plus, comme le transport ou encore l'extraction ne sont pas (encore) comptabilisés, la conversion est de 1 pour 1.

Facteur de conversion pour l’électricité ?

L'électricité est l'énergie la plus utilisée en France. Elle représente environ 42% des consommations totales. Mais vous l’aurez compris, c'est aussi l'énergie qui nécessite le plus de transformations. Voici quelques précisions sur ce point.

Mix énergétique : Le « mix » énergétique de la production d'électricité en France se répartit ainsi. On y ajoute le rendement de chaque solution.


Type d'énergieRendement (%)Part de la production (%)
Nucléaire3367
Energies renouvelables10028
Energies fossiles35-423-4

Calcul : Il suffit ensuite de faire un simple calcul de proportionnalité pour trouver un rendement global d'environ 51-52%, ce qui correspond à un coefficient de conversion de 1.9 C'est précisément le coefficient officiel retenu dans la méthode de calcul du DPE à partir de janvier 2026. Attention à ne pas confondre avec l'indice de consommation d'énergie primaire (CEP), qui est le résultat final après multiplication et le coefficient/facteur de conversion qui est un multiplicateur ! Ils n'ont pas le même rôle. Dans la RE2020, 2.3 est le coefficient conventionnel d'énergie primaire de l'électricité, il n'est pas forcément recalculé selon le mix réel comme peut l'être le facteur de conversion. Dans un DPE, l'idée de fond est de "dépénaliser" les logements chauffés à l'électrique vis-à-vis de leurs notes énergétiques (allant de A à G). Dans un diagnostic de performance énergétique (DPE), le facteur de conversion correspond à un coefficient représentatif du mix, c'est un outil d'évaluation. Mais dans le cadre de la RE2020, qui est tout autre chose qu'un DPE, le maintien du CEP à 2.3 vise justement à éviter le "tout électrique" et agit comme un "frein réglementaire". Le coefficient réglementaire 2.3 est un outil de régulation et a été conservé pour orienter les choix énergétiques du bâtiment neuf.

transport electricité France

Le transport de l’électricité génère des pertes liées à l’échauffement des câbles (Enedis).

Pourtant, si vous avez bien suivi, nous n’avons pris en compte que le rendement des centrales. Il manque donc les pertes sur le réseau pour considérer l’acheminement de l’électricité. RTE les estime à 3% en énergie primaire sur les lignes hautes et très hautes tensions. Au total, elles seraient plutôt de l'ordre de 5 à 7% car les pertes augmentent en basse tension lorsqu’on se rapproche du consommateur final. Il faut également considérer le rendement des transformateurs.

Bref, en prenant des pertes en ligne à 5%, cela fait un rendement global de 38,5%. On obtient donc un coefficient de 2,59. C’est précisément le facteur de conversion utilisé jusqu’à lors : 2,58 pour être exact.

Comment expliquer l'indice CEP de 2.3 pour l’électricité ?

Décision du législateur : Mais alors, comment justifier d’une baisse de l'indice CEP pour l’électricité à 2.3 alors que le mix énergétique est resté inchangé ? En fait, le législateur a anticipé le futur mix énergétique qui laissera plus de place aux énergies renouvelables. Il sera ainsi plus performant puisque le rendement de ces énergies est de 100%.

L’objectif est d’atteindre 40 % d’énergies renouvelables électriques dans la production nationale en 2030.

Comme les bâtiments ont une durée de vie de l’ordre de 50 ans, le législateur a considéré qu’on pouvait dès à présent prendre une valeur plus basse que la valeur réelle. Cela favorise donc mécaniquement l’électricité.

Contestations : Cette décision n’a bien sûr pas fait l’unanimité au sein de la profession et certains acteurs dénoncent « un tour de passe-passe ». Ils auraient préféré un facteur de conversion qui reflète vraiment l’état du mix énergétique, quitte à l’actualiser régulièrement.

Quels changements en pratique ?

Si on met de côté ces querelles de lobbyistes, les conséquences de cette baisse peuvent s’avérer assez concrètes.

Dans le neuf : Une baisse du coefficient signifie concrètement qu’une maison respectant la nouvelle norme RE2020 (CEP de 2,3) aura le droit de consommer davantage d’électricité qu’un logement construit lors de la précédente réglementation (CEP de 2,58). Ces deux réglementations imposent des consommations maximales de 50 kWhEP.m²/an (coefficient modulé selon les zones climatiques). Ainsi, on peut faire les calculs suivants pour une maison de 100 m². Ils donnent la consommation électrique maximale autorisée :

Autrement dit, une maison neuve peut aujourd’hui consommer 12% d’électricité finale de plus que sous la RT2012, du seul fait de l'abaissement du coefficient de consommation d'énergie primaire (CEP). Cela ne favorise pas spécialement les équipements électriques les plus performants que sont les pompes à chaleur, dont l'efficacité repose avant tout sur leur COP. Néanmoins, les exigences renforcées de la RE2020 (Bbio et indices carbone) rendent très difficile, voire impossible, le respect de la réglementation uniquement avec des radiateurs électriques de type « grille-pain ».

radiateur électrique et pompe à chaleur

Une pompe à chaleur est plus coûteuse à l’achat mais consomme 2 fois moins d’électricité qu’un radiateur.

Conclusion

Les conversions d’énergie finale en énergie primaire permettent de comparer des installations utilisant des sources d'énergie différentes. Cependant, ces conversions reposent sur des calculs complexes. Elles sont donc toujours attaquables et font l'objet de lobbyings très importants à chaque décision devant les établir.

Dans les faits, on remarque que les calculs considérés pour la RE2020 favorisent davantage l’électricité par rapport à la réglementation précédente.

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#87 - énergieman - 31 Décembre 2025

Les commentaires sont tout autant intéressants que l'article bien rédigé, merci à tous.
Pour répondre à Benjamin (Admin) qui disait "Pour ce qui est du bilan carbone, c'est tout le sens d'avoir une double échelle dans le DPE énergie (primaire) et émissions de GES."
-> oui, les deux existent sur le DPE, mais la réglementation est sur la consommation énergie (primaire) et non pas sur les GES :) C'est à dire qu'on interdit les logements G puis F etc sur la conso, mais on ne regarde pas les GES.
En regardant les données ADEME à propos des DPE, l'impact GES des logements chauffés à l'élec et de classes énergétiques F ou G est en moyenne de 15.4kgCO2/m²/an. Versus une moyenne à 40.5kgCO2/m²/an, toutes étiquettes confondues, pour les autres modes de chauffage; et une moyenne à 78kgCO2/m²/an pour les étiquettes énergétiques F et G.
Donc en mettant les chauffages élec dans le même sac que les autres modes de production, on n'est pas efficace sur l'attribution de subventions par exemple pour réaliser des travaux.
Il n'y a pas de sens environnemental à subventionner des travaux dans des logements élec, tant qu'il y a des logements chauffés au gaz... la priorité est ici : convertir ces logements à l'élec, et/ou les isoler en priorité.


L'objectif du DPE étant de diminuer notre impact environnemental, on aurait dû mettre les GES en kgCO2/m²/an (barres violettes sur le DPE) en objectif principal (et définir les objectifs réglementaires sur cette valeur), et la consommation énergétique en kWhEP/m²/an en information secondaire.

En fait on s'en fiche que l'électricité ait un ratio de 1.9 entre EP et EF, tant que le bilan carbone (impact environnemental) est meilleur...

Je réalise vraiment que le DPE a été mal pensé. Les objectifs du DPE sont je cite l'Etat "de réduire la consommation d'énergie des bâtiments et de limiter les émissions de gaz à effet de serre". Sauf qu'en ne fixant la réglementation que sur la conso d'énergie, on efface l'impact GES... Et en sachant que l'on veut électrifier nos consommations globalement pour ne plus dépendre des fossiles comme le gaz (justement...), on s'étonne que l'électrification ne va pas assez vite, mais le DPE est un exemple qui pousse à ... ne pas électrifier... étonnant n'est ce pas ? Dommage en tout cas.
NB : pour nuancer, l'électrification n'a de sens pour baisser sa note DPE que si on met une PAC pour bénéficier de son COP > 1.9 (1.9 étant le coefficient entre EP et EF pour l'élec).

#86 - Zamur - 06 Décembre 2025

Une maison de 100 m² qui consommerait annuellement 50 kWh EP par m² ?
En cas de chauffage électrique 100*50/2,3 = 2174 kWh, soit 21,7 kWh/m².
C'est un impossible rêve, tous classés A. La réglementation a prévu la catégorie A jusqu'à 50 kWh/m².
Selon la science DPE le coefficient de 2,3 casse la performance des logements électriques parce que à la fin du DPE il faut MULTIPLIER par 2,3.

#85 - RV - 29 Octobre 2025

Très bon article, remis au goût du jour avec le passage récent de ce même coefficient de 2.3 à 1.9.

Pour répondre à quelques commentaires ci-dessous, le CEP de 1 pour toutes les énergies primaires correspond au fait que ces énergies extraites sont directement utilisables dans les logements pour le chauffage et l'eau chaude. A la différence de l'électricité, qui n'est pas une énergie en soit mais un vecteur énergétique (l'électricité n'existe pas sous forme "stockée" dans la nature : il en va de même pour l'hydrogène par exemple). Il faut donc tenir compte de la quantité d'énergie perdue afin de convertir une énergie primaire en énergie contenue dans ce vecteur d'énergie.

Autre remarque sur la responsabilité du propriétaire : oui, le logement ne consomme que de l'énergie finale et sa performance intrinsèque n'est liée qu'à cette énergie finale. Pour autant, le choix de l'énergie utilisée pour son chauffage relève bien d'une décision du propriétaire du logement. Si ce dernier choisi un vecteur énergétique très consommateur d'énergie primaire au lieu d'une énergie primaire directement livrée dans le logement, il est normal que cela impacte les performances finales du logement (car il va effectivement consommer plus d'énergie primaire)

Enfin, je suis entièrement d'accord avec les remarques qui concernent le CEP de l'ensemble des énergies : ces derniers devraient contenir l'énergie liée à l'extraction des ressources, à leur préparation (raffinage du fioul, compression du gaz, enrichissement de l'uranium et production de l'électricité, fabrication des granulés, broyage du bois déchiqueté...), à leur transport jusqu'au lieu d'utilisation. Il faudrait d'ailleurs que ce calcul fasse ressortir le contenu carbone de l'énergie finale livrée (carbone fossile extrait du sol ou carbone biogénique issu de la biomasse). Ce calcul est certainement difficile et sera sûrement sujet à controverse, mais il semble indispensable si on veut proposer un choix éclairé aux Français.

#84 - candide - 03 Septembre 2025

Il est clair qu'il y a beaucoup d'arbitraires implicites, hérités du siècle précédents , opacifiés par des textes bruxellois et des équilibres inavoués entre groupes d'intérêts... Le remplacement de 2,3 p

#83 - Benjamin (Admin) - 25 Août 2025

Bonjour Zamur,
Il n'y a pas d'erreur dans l'article. En effet, pour avoir une consommation en énergie primaire de 50 kWh/m² sur une maison de 100 m², il faudra en réalité consommer respectivement 2174 et 1938 kWh d'électricité, selon le taux de conversion a appliquer.

A noter d'ailleurs que le taux de conversion énergie primaire / énergie final est aujourd'hui en cours de débat et va peut-être de nouveau évoluer dans les prochains mois.

#82 - Zamur - 19 Août 2025

Avez-vous vu l'erreur de l'article ?
En réalité: RE2020: 100*50*2,3 = 11500 kWh/an
RT2012: 100*50*2,58 = 12900 kWh/an

#81 - Alex - 06 Août 2025

L'ignorance concernant l'énergie primaire est assez incroyables. Si on ne prend que l'énergie finale on oublie de compter toutes les pertes d'électricité du réseau notamment par échauffement, et les rendements de production. Il faut donc prendre l'énergie primaire dans ce cas car ce sont des pertes directes d'énergie. En France l'électricité est produite soit par du nucléaire soit par des renouvelabes, bien qu'il y ait d'énormes pertes, les émissions de CO2 liées à la consommmation restent très faibles.

#80 - Benjamin (Admin) - 31 Juillet 2025

Bonjour,
Le coefficient, depuis son existence, a toujours été un sujet sensible et l'objet de nombreux lobby, dans un sens comme dans l'autre, ce qui explique d'ailleurs que le coefficient pour le calcul du DPE devrait encore évolué (diminution) d'ici quelques semaines.
Concernant les pertes chez l'utilisateur, celles ci sont bien prises en compte dans le calcul du rendement de l'appareil.
Pour ce qui est du bilan carbone, c'est tout le sens d'avoir une double échelle dans le DPE énergie (primaire) et émissions de GES.

#79 - Urbainv - 24 Juillet 2025

Pour faire suite à la remarque de Raphaël (#78), avec lequel je suis 100% d'accord, j'ajoute que les chaudières à fioul, gaz ou bois ont aussi des pertes chez l'abonné lui-même, avec la chaleur (non négligeable) qui s'échappe par la cheminée. Pourquoi compter ces pertes pour le nucléaire et pas pour les autres énergies ?
Par ailleurs, l'objectif du DPE n'est-il pas de favoriser la décarbonation ? Pourquoi dans ce cas ne pas compter plutôt le bilan carbone du chauffage, plutôt que le rapport à l'énergie primaire ?

#78 - Raphaël - 15 Juillet 2025

J'ai toujours trouvé illogique qu'un DPE, qui est un document mesurant la performance du bâtiment, se base sur l'énergie primaire.
En effet, le propriétaire ne maitrise pas la chaine d'approvisionnement d'énergie et appliquer un facteur de conversion uniquement à l'électricité est largement faux, voir carrément injuste.
Il faudrait soit utiliser l'énergie finale, qui révèlerait les véritables performances des différentes solutions (et à ce jeu seule l'électricité est supérieur ou égale à 100%); ou sinon il faudrait inclure la réalité et comptabiliser les pertes de l'extraction, transport et transformation des autres énergies.

#74 - dan2284 - 15 Janvier 2025

Le dpe est fait pour déterminer l'energie nécessaire en KWH/an/M2 pour obtenir 19d° dans le logement.Il explores les qualités ou défauts de ce logement qui restent les mêmes quelle soit l'origine de l’énergie.Les performances de la production de celle ci ne concernent que "l'industriel" et non le consommateur qui règle la facture;Lefacteur de conversion ne crée que des pseudos passoires énergétique. Il faut le réduire à 1 ou le supprimer....ce qui revient au meme.Ou alors revenir a des energies fossiles ou renouvelables! Dh

#73 - Mickael55 - 14 Janvier 2025

Comme propriétaire d'un logement, je considère que ma responsabilité se limite à de l'utilisation d'énergie, et donc à l'ENERGIE FINALE.
Au nom de quel principe peut-on faire porter la ressponsabilité de l'impact du facteur de conversion à des particuliers ?
Merci par avance pour votre retour.

#72 - DAN - 08 Janvier 2025

CE COEFFICIENT DIT QUAND JE CONSOMME 100 si j'utilise 'electricité c'est en fait 230! sI J'UTILISE DU BOIS cela reste a 100; Un DPE electricité à 331 (F) est du 144 bois donc (C). Idem fuel ou GAZ; Conclusions 1) utilisez des energies fossiles; 2) Ce coeff crée des pseudos passoires energetiques!

#71 - aime - 03 Janvier 2025

Pourquoi ne prend-t-on pas 1,1 par exemple pour le nucléaire qui a certe 1 rendement de 0,4 environ (perte au condenseur + annexes )mais qui ne consomme pas d'energie fossile .Sa conso en uranium est faible ....et le retraitement du combustible ne doit pas consommer trop (je ne sais pas ...)

#70 - dom - 05 Décembre 2024

Je me demandais si on devait pondérer l'énergie électrique produite par des panneaux photovoltaïques sur le toit de la maison par le coef 2.53? Il n'y a pas de transport.
Par exemple: ma maison de 150 m² très bien isolée, VMC DF, consomme par an:
3 stères de bois bûche
2940 kWh
Et produit 3474 kWh
Ce sont les seules dépenses énergétiques pour chauffage bois et 1 radiateur inertie 1000W de complément pour une pièce indépendante), ECS (il y a un CESI), éclairage, électroménager, plaques électriques cuisine, , électronique, VMC,etc. Comment dois-je calculer pour savoir si maison passive ou non? Merci

#69 - Al - 29 Octobre 2024

Pour info gigi76,
conso totale mesurée = consos chauffage + conso eau chaude sanitaire + consos climatisation + conso éclairage + consos auxiliaires + consos électroménager + consos autres usages (ordis, box internet, bricolage etc) et je n'ai pas pris en compte la production d'électricité solaire autoconsommée ni celle exportée, ni la production d'eau chaude sanitaire solaire....

#68 - gigi76 - 15 Mars 2024

MODERNISER LE DPE

Le propos de cette note est de trouver une solution pour améliorer la précision du DPE actuel pour les logements tout electriques. En effet celui-ci est tres contestable et manque de fiabilité
Il fut un temps ou le DPE pouvait etre calculé d’apres les factures EDF. Cette idée a été abandonnee car l’obtention des factures était aléatoire et l’exploitation des données trop limitée.
Un fait nouveau change tout avec la généralisation du compteur LINKY. En effet ,avec ce compteur, les données peuvent etre exploitées directement par le diagnostiqueur DPE. Les données sont précises, irrefutables, et donnent les consommation mensuelles du logement. Il est donc possible d’extraire les conso des mois sans chauffage (mai-juin juillet aout-septembre). Cette information permet de calculer la consommation annuelle hors chauffage. Et :
Conso totale annuelle - conso annuelle hors chauffage = conso du chauffage.
Ensuite le nombre de KWH- chauffage multiplié par le coef 2,3 donne le résultat en KWH-Energie primaire necessaire au chauffage du logement.
L’étiquette du DPE est obtenue en divisant cette énergie primaire annuelle consommée par la surface habitable du logement.
Cette manière de calculer le DPE est sans doute un peu simpliste, mais ajoutée a la méthode 3CL, elle permettrait d’améliorer, de pondérer le résultat .

#67 - Chafrene - 07 Février 2024

Pour répondre à la question de Hilel : il me semble avoir lu quelque part, mais sans pouvoir retrouver la référence, que, pour le bois, la captage de CO2 pendant la croissance de la végétation avant utilisation comme moyen de chauffage était prise en compte.

#65 - Hilel - 17 Janvier 2024

Bonjour,
Je suis auditeur énergétique et je me posais une question sont je ne trouve pas la reponse.
En méthode THCEx pour le scénario BBC Effinergie, le coefficient de transformation pour le bois est de 0.6.
Pourquoi et que celà représente il physiquement ?
Que le bois délivre plus d'énergie finale que l'énergie primaire nécessaire à sa constitution ? Pourtant ce n'est pas tout à fait le cas...

#64 - Joseph - 18 Novembre 2023

On peut comprendre qu'il faille mettre en œuvre de l'énergie "grise" pour obtenir de l'énergie "finale". Donc qu'il y ait un coefficient supérieur à 1 pour l'électricité est logique. Mais quand on approvisionne du gaz par méthanier depuis les USA, quand ce gaz a été comprimé, transporté (fioul lourd des navires), détendu dans des usines qu'on a construites expressément et rapidement pour cela, pourquoi ne pas tenir compte de toutes ces "déperditions" pour le gaz ? Et donc, pourquoi pas de CEP pour le gaz. Dito pour le fioul : on extrait du pétrole, on le raffine, on le distille et on transporte les sous-produits. Une raffinerie de pétrole consomme entre 5 et 10% de l'énergie qu'elle transforme (si on pose que le brut est en fait une énergie) pour faire tourner ses process chauds. C'est de l'ordre de 20% et plus quand on parle des schistes bitumineux. Quand on fabrique des granulés de bois, ce n'est pas neutre en énergie grise non plus. Tout ça pour dire que de n'affecter un coefficient supérieur à 1 qu'à l'électricité ressemble bigrement à un règlement de compte !!! Seraient-ce des anti-nucléaires qui ont gagné la bataille des lobbies ?
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